Défense de la petite édition indépendante

À l’heure des regroupements de dizaines de maisons d’édition sous la bannière capitalistique de quelques conglomérats aux objectifs purement économiques, de ces véritables « Maîtres des Forges » captant à eux seuls plus de 80 % du chiffre d’affaires de l’édition française, comment peut-on résister et survivre lorsque l’on est un petit ou moyen éditeur indépendant ? Comment surnager lorsque l’on continue à vouloir faire connaître la littérature - prose, poésie, essais - authentique, novatrice, parfois dénonciatrice ? Oui, comment s’installer dans la durée avec des moyens de diffusion modestes et uniquement relayés par quelques libraires de même sensibilité et qui sont les seuls et fragiles passeurs de cette littérature qui a tant besoin de la durée pour être lue ?

Bernard MAZO
Publié dans Aujourd’hui poème - Carnet de route

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